À Marc-la-Tour, hameau de la commune de Lagarde-Marc-la-Tour en Corrèze, un village entier se transforme tous les deux ans en musée à ciel ouvert. Du 1er au 9 août 2026, la XIIIe Biennale internationale de sculpture a réuni artistes, artisans et habitants autour d’un principe simple : sculpter en public, en pleine rue, sous les yeux des visiteurs.
Un petit village, une scène artistique internationale
Organisée par l’association Fragments, cette biennale invite depuis plusieurs éditions des sculpteurs venus du monde entier à travailler à ciel ouvert dans les ruelles du village. Pour cette treizième édition, quatre pays étaient à l’honneur : l’Australie, le Mexique, le Burkina Faso et la Palestine. Chaque jour, de 9h à midi puis de 14h à 18h, le public pouvait observer les artistes tailler la pierre, façonner le bois, modeler l’argile ou couler le bronze en direct, aux côtés de sculpteurs confirmés dont un Meilleur Ouvrier de France.
Des rencontres et une programmation ouverte à tous
Au-delà des ateliers de sculpture, la biennale a proposé une programmation culturelle variée : démonstrations d’artisanat, ateliers pédagogiques pour les familles et un temps musical avec un concert de blues donné le 8 août dans le jardin de sculptures par l’harpiste et chanteuse australienne Anna Boulic. L’inauguration, gratuite et ouverte à tous, s’est tenue le 1er août à l’annexe de la mairie de Marc-la-Tour.
Ce format participatif change la manière dont un petit territoire rural peut rayonner culturellement :
- Un accès gratuit à des œuvres et démonstrations d’artistes internationaux, sans se déplacer dans une grande ville
- Une valorisation du patrimoine local par l’installation d’œuvres pérennes dans le village
- Des ateliers pédagogiques qui initient petits et grands aux techniques de sculpture
- Une retombée économique et touristique pour les commerces et hébergements alentour
Les œuvres continuent de voyager après la biennale
L’événement ne s’arrête pas avec la fin des neuf jours de biennale. Deux expositions gratuites prolongent la découverte des œuvres créées à Marc-la-Tour : l’une consacrée aux sculpteurs burkinabè Sylvain Yerbanga et Faustin Tougma à la médiathèque de Tulle, jusqu’au 15 septembre, l’autre dédiée aux sculpteurs de Marc-la-Tour à la médiathèque d’Argentat, jusqu’au 19 septembre. De quoi permettre à un public plus large, au-delà des seuls visiteurs du village pendant la biennale, de découvrir ce travail artistique.
Un modèle qui inspire d’autres territoires ruraux
L’exemple de Marc-la-Tour illustre une tendance plus large observée dans plusieurs villages ruraux français : miser sur l’art et le patrimoine pour attirer des visiteurs en dehors des grands axes touristiques. En associant habitants, artisans locaux et artistes internationaux, ce type d’événement crée un rendez-vous culturel identifiable qui fidélise un public sur le temps long, édition après édition.
Questions fréquentes
Où se trouve Marc-la-Tour ?
Marc-la-Tour est un hameau de la commune de Lagarde-Marc-la-Tour, en Corrèze, dans la région Nouvelle-Aquitaine.
Qui organise la Biennale internationale de sculpture ?
L’événement est organisé par l’association Fragments, qui invite à chaque édition des sculpteurs et artisans venus de différents pays du monde.
Peut-on encore voir les œuvres après la biennale ?
Oui : deux expositions gratuites, aux médiathèques de Tulle et d’Argentat, permettent de découvrir les œuvres créées durant l’édition 2026 jusqu’à la mi-septembre.
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